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"A tous mes fans, merci beaucoup pour votre soutien. Tout le meilleur. WM"
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House M.D
Rôle : Benjamin Byrd
Début du tournage: octobre 2011
Genre:Série médicale,comédie dramatique
Sortie US :17/10/2011
Sortie FR : ???
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The Mourning Portrait (2011)
Rôle : Le photographe
Début du tournage: Fin 2011
Genre:Horreur, supernaturel
Sortie US : 2012
Sortie FR : ???
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Stoker (2012)
Rôle : scénariste
Début du tournage: 29 août 2011
Genre:Drame familial, horreur, thriller
Sortie US :2012
Sortie FR :???
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Loft (2013)
Rôle : Luke Seacord
Début du tournage: 6 juin 2011
Genre:thriller
Sortie US :2013
Sortie FR :???
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Wentworth Miller
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Valou et Zabou 27 juillet 2009, Larchmont
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Went, Zabou et moi au Starbuck de Larchmont Boulevard
Mes chères amies, avant de vous conter par le détail cette rencontre absolument magique, je voudrais vous dire que je suis à la fois fière et très émue de pouvoir enfin poster sur le topic des Wentcounters non plus en tant que spectatrice admirative mais pour une fois actrice de cette merveilleuse expérience qu’est de croiser une fois dans sa vie Mr Miller.
Mais je ne vais pas vous faire attendre plus longtemps et je vais tout de suite passer au vif du sujet. J’imagine à quel point vous êtes impatientes de connaître les détails de cette histoire et pour les détails vous allez être servies, j’ai eu 13 heures d’avion pour vous les raconter.
Tout d’abord, avant de commencer, sachez que cette rencontre s’est déroulée exactement comme j’aime que les choses se déroulent dans la vie. Elle était préparée, orchestrée, anticipée, laissant le moins de place possible au fruit du hasard. Le seul hasard dans cette histoire était de savoir si oui ou non Went allait venir prendre son café ce jour là, à cette heure là. Je vous l’accorde c’était quand même un paramètre de taille !
Donc pour celles qui ne sont pas au courant, cette année j’avais décidé de passer mes vacances avec mon mari et mes deux enfants (15 et 18 ans) en Californie et Arizona au mois de juillet. La chance ou le hasard voulait que Zabou ait un vol prévu pour Los Angeles le 25 juillet et qu’elle y restait jusqu’au 28. De plus, le 27 juillet (qui sera doublement chéri pour moi à partir de maintenant) tombe le jour anniversaire des 16 ans de mon fils. L’occasion étant trop belle, Zabou et moi planifions de nous retrouver tous le 27 juillet au Starbuck de Larchmont pour passer la fin d’après-midi ensemble ainsi que la soirée pour fêter l’anniversaire de mon fils et essayer de voir qui vous savez.
Dans l’objectif rêvé de cette rencontre, nous décidons, Soraya, Addi, Zabou et moi-même de rédiger une lettre pour Went, lettre dont vous aurez tous les détails très bientôt. Zabou et moi faisons alors toutes les deux une copie manuscrite de la lettre, la première ayant la chance de le rencontrer devant la lui remettre. Ensuite, sachant que Went adore les sucreries, nous décidons de lui offrir un paquet des meilleurs biscuits français (histoire de l’habituer un peu à notre cuisine et de l’attirer chez nous plus souvent). Et pour finir, juste avant de partir je décide d’imprimer en double des copies d’écrans des headers du site web et du forum et d’y faire figurer en clair les adresses des deux sites. La première copie lui étant destinée et la seconde pour nous avec le fol espoir de la faire dédicacer pour tous nos membres. De simple espoir, ce rendez-vous se transforme alors en mission spéciale, voir en mission impossible.
Je mets tout cela dans une grande enveloppe, j’y ajoute une bouffée d’espoir et de prière et je pars en vacances.
Avant de continuer plus avant mon récit, il est important que vous sachiez une chose sans laquelle cette rencontre n’aurait jamais pu se passer dans ces conditions, voir n’aurait jamais eu lieu. En effet, ma famille est parfaitement au courant de mon penchant pour Went et sait que je passe une grande partie de mes soirées avec vous. Mon mari trouve cela plutôt marrant et mes enfants sont contents de voir leur mère dans le coup. D’ailleurs, nous avons tous suivi les trois premières saisons de PB ensembles, ils ne m’ont lâché qu’à la quatrième. Aussi Wentworth Miller dans la famille, tout le monde sait qui c’est !.
J’avais prévu d’appeler Zabou le 26 au soir afin de fixer le rendez-vous. Donc le 26 je l’appelle d’une cabine téléphonique de mon hôtel. Heureusement à ce moment là je suis seule dans la cabine et de ce fait tranquille pour lui parler. J’ai une pile de pièces devant moi mais elles défilent à une vitesse folle. Je dis à Zabou qu’on pourrait se retrouver à 17h devant le Starbuck le lendemain.
- C’est OK pour toi, lui dis-je ?
- Oui, répond-elle, c’est comme tu veux, de toute façon je ne fais rien de particulier demain.
- Tu penses que vers 17h on a des chances de l’apercevoir ?
- C’est très possible, c’est d’ailleurs l’heure à laquelle je l’ai vu aujourd’hui, m’annonce t’elle comme ça, comme si de rien n’était.
- QUOI ???!!!! Tu l’as vu aujourd’hui ?! Je n’ai pas pu m’empêcher de crier. Heureusement que j’étais assise, sinon je me serais écroulée.
- Oui, reprend-t-elle, d’ailleurs j’étais en train de l’écrire aux filles lorsque tu as téléphoné.
- Et tu lui as donné la lettre ?
- Oui et même les biscuits.
Là j’étais complètement sidérée je peux vous le dire.
- Et tu as fait une photo ?
- Non, j’étais tellement à l’Ouest après qu’il m’ait fait une bise que je n’ai plus pensé à la photo.
- Tu plaisantes ? Je vais te tuer ! Tu étais avec lui, tu lui donnes la lettre et les biscuits et tu ne le prends pas en photo ?! Puisque tu es en train d’écrire ton rapport aux filles, alors dit leur aussi que je vais te tuer dès demain !
Zabou était éclatée de rire au bout du fil mais je savais bien qu’au fond cette histoire de photo l’avait un peu frustrée. Mais moi aussi j’étais frustrée, je maudissais le monde et la terre entière que le destin m’ait fait choisir le 27 et non le 26 pour nous rencontrer. Mais fort heureusement, le destin nous avait préparé un bien meilleur plan.
Donc en fin de compte, partant du principe que l’heure de Monsieur tournait autour des 17h, on se donne rendez-vous au Starbuck à 16h30 le lendemain. Quelque part je me disais pour me consoler que si je ne le voyais pas, au moins il avait eu la lettre et les gâteaux et que donc la mission était accomplie à 50%.
Arrive ce fameux 27. Ma petite famille et moi-même projetons d’aller nous balader sur Hollywood Boulevard jusqu’à environ 14h30 puis de rentrer nous changer, nous faire beaux et partir ensuite rejoindre Zabou. En parcourant les boutiques de souvenirs d’Hollywood, je trouve ce jour là, la seule et unique reproduction de photo de Went que j’ai pu apercevoir en 15 jours aux US. C’est celle où il est torse nu avec son tatouage. Je met cette photo dans la grande enveloppe qui contient déjà ma lettre et les copies d’écran des headers. Avant de partir à ce rendez-vous, j’effectue une préparation très minutieuse du contenu de mon sac.
J’applique alors la politique de la NASA : je double tout ! J’y mets donc :
- La grande enveloppe,
- Deux appareils de photo (des vrais, pas des téléphones portables, et puis 2 c’est mieux au cas ou l’un d’eux lâcherait). Finalement on met le deuxième appareil dans la sacoche de mon mari.
- Des piles de recharge (au cas ou…)
- Deux stylos pour la dédicace (toujours au cas ou…)
- un bloc de post-it des fois qu’il faudrait écrire quelque chose.
A 16h10 nous embarquons tous en voiture et nous voilà partis. Aux alentours de 16h40 nous arrivons enfin devant le Starbuck. Je peux vous dire à présent que je comprends pourquoi Went adore ce quartier. Ce Larchmont Boulevard est superbe. Il n’est pas très long pour un boulevard de Los Angeles. La première partie est composée d’une série de petites villas plus jolies les unes que les autres et la seconde de petites boutiques, d’antiquaires et de restaurants dans lesquels on a envie de pousser chacune des portes. Le tout sous un soleil de plomb illuminant les hauts palmiers qui s’alignent sur les deux cotés de la rue. Moi, Larchmont, j’aimerais bien y vivre (et avoir Went pour voisin ne me déplairait pas non plus).
Le Starbuck de Larchmont est minuscule, à peine 5 ou 6 tables. Zabou s’est assise à la table qui est juste à gauche de l’entrée. La table est devant la vitrine, une place idéale et stratégique pour une surveillance parfaite. Elle nous attendait en écrivant l’un des chapitres de sa fiction. Je lui présente ma famille puis nous allons passer notre commande et nous nous asseyons tous autour de cette petite table. Nous commençons à discuter joyeusement mais nous sommes un peu tendus. Nous savons tous pourquoi ou plutôt pour qui nous sommes là et quelque part cela nous rend nerveux. Zabou me confirme discrètement qu’elle ne l’a pas encore aperçu. L’un des clients, gêné par le soleil qui tape fort sur la vitrine se lève et baisse l’un des deux stores, laissant uniquement notre coté sous le soleil. Ma fille est assise face à la devanture et regarde la rue pendant que nous parlons de choses et d’autres. Il est environ 17h05 lorsque tout à coup elle s’immobilise et devient toute blanche.
Les yeux écarquillés elle dit tout haut :
- C’est LUI !
- QUOI ? fige en sursautant. OU ? et je commence à jouer les girouettes sur ma chaise.
- Là, c’est lui, répète-elle, toujours aussi immobile.
Elle a à peine fini de dire ça qu’un homme portant des lunettes entre dans le Starbuck. Moi je lui tourne le dos et Zabou qui est à coté de moi le voit passer.
- C’est vrai, c’est lui, me dit-elle tout simplement.
Je me retourne et je le vois en chemise bleu ciel à manches courtes et bermuda gris devant le comptoir, en train de commander sa boisson. (Pour les manches courtes j’ai du demander à mon fils 2 jours après car impossible de me souvenir si elles étaient longues ou courtes, j’avais le cerveau anesthésié).
- Vas-y, me dit Zabou, va le voir
Alors je me lève très doucement et à ce moment là tout mon corps se met à trembler des pieds à la tête. Ma grande assurance, tout ce que je m’étais promis de faire est en train de partir en fumée.
- Vas-y, me dit mon mari
- Viens avec moi, dis-je à Zabou, allez, viens.
Zabou se lève et me dit d’attendre quelques instants afin qu’il finisse de passer sa commande.
A partir de maintenant, les détails de ce récit vont devenir de l’à peu près ou presque car durant les 10 minutes qui ont suivies je n’étais plus moi-même. Zabou, n’hésite pas à me reprendre si des éléments sont incomplets ou manquants.
Donc il passe sa commande puis se dirige vers le comptoir bas pour prendre sucre et paille, nous donnant alors le dos. Je prends mon sac et mon courage à deux mains et je m’avance, suivie de Zabou. Je respire un grand coup et je réussis à articuler :
- Mister Miller…
Il se retourne alors vers moi et me fait :
- Yes ? avec un grand sourire.
Je peux vous assurer que cette seconde je ne suis pas prête de l’oublier. Pour éviter de paraître trop naine sur les photos, moi qui culmine à 1m60, j’avais mis mes sandales à talons compensés de 10 cm de haut (cela aussi faisait partie de mon plan). Et bien à cette seconde là, les 10 cm étaient oubliés. Au moment ou il m’a souri je me suis mise à planer à 1m au dessus du sol, j’ai perdu une partie de mon cerveau et mon cœur s’est pris pour le TGV Paris/Marseille. Mes jambes et mes mains tremblaient toujours. Je ne sais pas si c’est à cause des rayons de soleil qui étaient filtrés par le store mais la lumière qui l’éclairait à ce moment là rendait sa peau incroyablement belle et dorée. Il avait une petite barbe de deux jours (exactement comme tu l’aimes Yaya) et ses lunettes de vue. Rien sur la tête, ni bob, ni bonnet. Cet homme est d’une beauté spectaculaire lorsqu’on le regarde pour de vrai. J’avais de la peine à l’imaginer lorsque je lisais les autres Wentcounters mais je peux vous assurer que c’est parfaitement vrai. Aucune photo, même avec le meilleur des appareils qui soit ne peut lui rendre justice. Malgré ses lunettes de vue on ne voyait que ses yeux. Ils paraissent bleus ou gris clairs et brillaient comme deux saphirs.
Il tourne ensuite la tête en direction de Zabou et la reconnaît instantanément (veinarde de Zabou qui fait maintenant parti de celles qu’il reconnnait).
- Oh, Hi, fait-il en lui faisant un petit geste de la main
- Hi, fait Zabou. A ce moment là je suis persuadée qu’elle est dans le même état que moi – au bord de la réanimation cardiaque.
- Voici l’une des amies avec qui j’ai écrit la lettre que je vous ai remis hier, lui explique-t-elle.
- Oh, fait-il, nous faisant comprendre qu’il se souvenait parfaitement de ce qu’elle lui avait dit la veille.
Je crois sincèrement qu’il était aussi gêné que nous et il ne savait pas trop quoi dire, donc sa conversation était plutôt ponctuée de « Oh » et « Ah ».
A ce moment là, j’éprouve le besoin irrépressible de le toucher (à défaut de lui faire une bise). Alors je lui tends la main droite pour le saluer. Il me serre la main (tout en douceur) et je lui dis :
- Bonjour, je m’appelle Valérie. Je suis l’une des 4 administratrices d’un site web et d’un forum qui vous sont complètement dédiés .
- Oh, well, fait-il, de sa voix grave et veloutée
Zabou lui demande alors s’il a aimé les gâteaux qu’elle lui a offert la veille. Il lui répond qu’il les avait appréciés et qu’il en avait gardé de coté pour plus tard.
Je reprends alors la parole et je lui explique que nous sommes 4 à prendre les décisions sur nos deux sites et que chacune d’elles, et tout spécialement celles qui le concernent, sont étudiées et décidées à l’unanimité. Je lui raconte que même le choix de la marque des biscuits a fait l’objet d’une étude approfondie. Il se met alors à rire de ce merveilleux rire sonore et si charmant. Je sais que c’est du grand n’importe quoi ce que je lui dis, j’en suis consciente, mais je suis totalement intimidée.
Ne perdant pas cependant de vue mes objectifs, Zabou ayant réalisé la première partie de la mission, je lui dis :
- J’ai quelque chose pour vous.
- Ah, bon ? fait-il
J’ouvre mon sac, qui est un grand cabas orange de plage, et je plonge le nez dans la grande enveloppe, tandis qu’il est en train de me regarder attentivement et là j’ai à peine 2 ou 3 secondes pour prendre une décision. Au fond de mon enveloppe j’ai la photo que j’ai acheté le matin même. Je dois décider si oui ou non je vais la sortir pour me la faire dédicacer. Mais le dilemme est énorme. Ma famille, et surtout mon mari, sont assis à 1 mètre derrière moi. De plus, je m’imagine en train de sortir la photo de cet homme posant torse nu alors qu’il ne me connaît même pas. Je prends alors la décision qui me semble la plus raisonnable, je ne sors pas la photo. Je tire uniquement les deux copies des headers de l’enveloppe, ma lettre étant devenue inutile puisque Zabou a déjà fait le boulot.
- Voici les headers de votre site web et du forum, lui dis-je. Cette copie est pour vous.
Et je lui donne l’exemplaire que j’avais préparé spécialement pour lui. Il regarde la feuille attentivement, très surpris et étonné de ce que je viens de lui remettre, puis il éclate de rire en voyant la photo avec le gobelet de Starbuck.
- Vous pouvez y passer quand vous voulez, même si vous ne laissez pas de message, dis-je avec assurance.
Il rit de plus belle et j’insiste encore un peu plus.
- Vous venez quand vous voulez, d’ailleurs le site web est en accès libre. ( je n’en revenais pas de mon culot).
Ensuite je lui tends le second exemplaire et je lui dis :
- Pourriez-vous dédicacer cette copie pour tous nos membres ?
- Of course, répond-il
A ce moment là, tous les trois on se met à chercher un endroit pour qu’il puisse écrire. Je sors de mon sac l’un des deux stylos que j’avais préparé (stylo qui est devenu à présent mon porte bonheur, cet homme ayant de fâcheuses tendances à nous rendre fétichiste), puis je le lui donne. Il veut s’appuyer sur le comptoir de distribution du sucre et des ustensiles mais il y a des taches de café partout. Je vous jure qu’à ce moment là j’aurais même essuyé la table avec ma propre tunique. Finalement il trouve un coin à peu près propre sur le comptoir principal qui est plus à sa hauteur. (Je vous ai dit qu’il était très grand ? Non ? Alors à présent je vous le dis). Puis il se met à écrire alors que Zabou et moi le regardons de près. Si vous vous souvenez, c’est mon mari qui détient le deuxième appareil de photo. Pendant que Went écrit, il prend une première photo furtive que voici :
Zabou se lance et lui dit (autre objectif que nous nous étions fixées)
- Vous avez des projets en préparation ?
- Je travaille actuellement sur 2 projets, répond-t-il toujours en écrivant.
A ce moment là je ne peux m’empêcher de rajouter :
- Tous vos fans attendent de vous voir dans un film.
Cela le fait sourire. Je veux rajouter quelque chose mais quand je suis émue je perds mon anglais et les mots commençaient à me manquer sérieusement. Je me tourne vers Zabou et je lui dis en français :
- Comme on dit « N’importe quel type » ?
- Any kind, me répond-elle.
Je me tourne à nouveau vers Went qui n’a pas levé le nez de sa copie et je rajoute :
- Any kind of movie (n’importe quelle sorte de film).
Il sourit de plus belle. Il me tend alors la feuille et me rend mon stylo. J’étais très émue, mais hors de question de finir sans aller jusqu’au bout.
- Pourrions–nous prendre une photo, lui-dis-je ?
- Bien sur, répond-il.
Puis il enlève ses lunettes et les suspend au premier bouton de sa chemise. « Oh my god !!! ». Lorsqu’il m’a regardé et sourit, à cet instant j’ai cru que j’allais défaillir. J’ai plongé le nez dans mon sac pour attraper mon appareil de photo et reprendre mes esprits. Il y a eu alors un petit flottement car nous ne savions pas quel type de photo nous aimerions avoir. Lui avec chacune de nous ou les trois ensembles. Il m’a semblé que pour immortaliser ce moment il fallait qu’on soit les trois sur la photo. Mon mari nous voyant hésiter, il se lève et prend les choses en main. Il attrape mon appareil et fait signe à Went qu’il va prendre la photo. Celui-ci nous attrape toutes les deux par les épaules et prend la pose. Mon mari prend une première photo puis on décide tous de la doubler pour être plus surs.
Ces photos, je vous les livre enfin :

Pour conserver notre anonymat, j’ai été obligé de cacher nos deux visages mais je peux vous dire que Zabou et moi avons un sourire comme jamais nous n’avons souri. Quand mon mari a revu les photos quelques jours plus tard, il m’a dit « je crois que je t’ai rarement vu aussi épanouie ». Lors de la prise de la photo, je l’ai attrapé par la taille mais je n’arrive pas à me souvenir de la sensation que j’ai ressenti, cette rencontre a laissé des trous noirs dans ma mémoire.
Une fois les photos prises, mon mari lui dit merci et lui sert la main. Il l’a trouvé extrêmement élégant, simple et charmant, étonné de sa gentillesse et de sa disponibilité. Went a conquis toute ma famille, c’est vous dire s’il nous a marqué.
Puis vient le moment ou il faut se séparer. On ne peut pas l’accaparer indéfiniment. Il nous regarde Zabou et moi et a l’air de se demander si on a terminé. Il dit à Zabou avec un petit geste de la main :
- Je vous tiens au courant
- J’espère, répond-elle
A ce moment là j’avais envie de lui dire des tas de choses. Les mots en français se pressaient au portillon mais les mots en anglais ne venaient pas. Je cherchais désespérément comment lui dire « I Wish you good luck ». Mais même ces mots simples ne venaient pas à mon esprit. Alors je me suis contentée de lui dire :
- Merci et au revoir
Il m’a salué puis il a remis ses lunettes et est retourné au comptoir pour prendre son café. Nous retournons tous à notre table, très émus par ce qui vient de se passer. Went se dirige ensuite vers la sortie avec son gobelet. Tout le monde s’est rassis sauf moi qui suis encore debout, totalement perturbée. Il passe juste derrière moi et je me retourne pour le voir sortir. Juste avant de pousser la porte, il marque un temps d’arrêt puis me regarde et me dit (je vous assure que cet instant je ne l’oublierais jamais) :
- Merci pour votre générosité
Je voudrais trouver des mots intelligents pour lui répondre mais tout ce que j’arrive à articuler c’est :
- Merci à vous
A cet instant précis je suis persuadée qu’il a lu notre lettre. Heureusement nous y avons écrit ce que nous n’aurions jamais eu la force ni le courage de lui dire en face.
Puis il pousse la porte et sort en nous regardant tous et nous dit :
- Au rewoaaarrrr !
Nous lui disons tous au revoir puis il disparaît de notre vue.
Ainsi se termine mon récit, ce Wentcounter incroyable. Je peux dire sans exagérer que cela a été l'un des plus beaux et des plus intenses moment de ma vie et probablement de la vie de Zabou. Certaines vont penser que c’était peut-être un peu long mais je tenais à vous faire partager cet instant comme si vous étiez avec nous. Tout le monde n’ayant pas la chance ou les moyens d’aller le voir aux Etats-Unis, il me semblait important que vous puissiez imaginer chaque seconde de cette histoire. D’ailleurs, pour compléter mon récit et vous mettre totalement dans l’ambiance j’ai pris des photos du Starbuck, de la fameuse boutique de beauté de Zabou et du vendeur de journaux où Went achète régulièrement ses magazines.
Voici les fameux headers de nos sites et je suis très fières que Went les ait au moins vu une fois dans sa vie. Il les a dédicacé pour nous toutes :
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