Wentworth Miller, que vous devez connaitre grâce à Prison Break, où il tenait le rôle principal, est dans le nouveau Resident Evil. Il est vraiment impressionnant. Il est du genre réservé, calme, un gars cool. Il est arrivé et nous a tous serré la main. Même que l’un des journalistes a dit : « C’est vraiment sympa de votre part, remarquer que nous existons ! ». Vraiment un gars sympa. Juste après ça a commencé, il y a peut-être eu une ou deux questions sur Prison Break, ce qui est plutôt cool, mais la majorité sont sur Resident Evil. Voici Monsieur Wentworth Miller.
Femme journaliste : C’est si gentil de votre part de nous serrer la main. Personne ne l’a fait.
WM : Ca ne se fait pas ?
Femme journaliste : Parfois, mais pas tout le temps. Merci.
WM : De rien. Tout le plaisir est pour moi.
Question : A quoi a ressemblé votre premier jour sur le tournage ? Comme ce fut d’entrer dans ce monde bien rodé ?
WM : Mon premier jour sur le tournage, j’y suis juste allé pour montrer mon costume à Paul Anderson et pour voir quelques ustensiles que nous avons mis au point pour le personnage de Chris. Donc, je n’ai pas travaillé mais j’ai vu Milla en action. Elle est l’inspiration et le piller de tout ça. J’ai automatiquement deviné en la voyant bouger sur le plateau quels étaient les enjeux et ce que j’allais devoir apporter.
Q : Ca a du être un challenge physique de faire jeu égal avec ces filles. Avez-vous fait un entraînement spécial ? Vous deviez apporter cela.
WM : j’ai suivi un entraînement au préalable durant deux mois pour avoir l’endurance nécessaire pour supporter ce qui allait être demandé. Ceci étant dit, quatre ans de Prison Break, qui était une série dure et avec de l’action, fut une bonne introduction et préparation pour la chorégraphie des cascades. Nous avons tout fait sur cette série et tout cela s’est intégré à mon travail pour le film.
Q : Le fait que le film soit tourné en 3D vous a-t-il attiré ? C’est une nouvelle expérience.
WM : En effet. Je pense qu’un acteur doit rester au fait des nouveautés et je pense que l’industrie du cinéma s’oriente dans cette importante et nouvelle direction. Donc, je voulais me tenir au courant. Cependant, je ne suis pas un acteur nécessairement très impliqué dans la technologie. Ce que l’histoire raconte m’a toujours plus intéressé que les gadgets utilisés pour la raconter. Ce que j’aime à propos de Resident Evil c’est la balance entre les deux. Nous avons utilisé la même superbe technologie que James Cameron a utilisée pour Avatar avec des personnages qui ont de l’étoffe et une histoire.
Q : Pensez-vous que la 3D apporte un plus à l’histoire ?
WM : Elle la rend plus puissante. Le côté gore, faire encore plus gore, vous le prenez en pleine figure. Je pense qu’ils ont très bien utilisé la 3D pour améliorer l’histoire au lieu de nous distraire de l’histoire.
Q : Pouvez vous nous parler de votre travail avec Ali et de la relation frère-sœur ?
WM : C’est quelque chose que nous voulions explorer ensemble. Dans un film comme cela, vous pouvez simplement apprécier l’action, l’horreur, la peur et les scènes de cascades. Cela peut être très satisfaisant. Mais il y a aussi les personnages. Vous attachez vous à eux ? Dans ce cas, si quelque chose leur arrive à l’écran, cela vous touche de façon significative. Et je pense que cette relation frère-sœur, qui est nouvelle dans la franchise, ce lien familial, tout le monde dans le public peut automatiquement s’identifier à cela. J’espère que le travail que nous avons fait pour étoffer cette relation apportera un profond impact à l’histoire globale.
Q : Simple curiosité, avez-vous joué aux jeux vidéo pour avoir une idée du personnage ?
WM : Je ne veux pas me ridiculiser. Je ne suis pas un joueur (de jeu vidéo). Je ne l’ai jamais été. Mais j’ai vu des scènes tirées du jeu vidéo pour comprendre l’histoire et la mythologie développées en premier lieu. Avec quoi les fans étaient familiers et ce qu’ils pouvaient attendre en voyant Chris Redfield sur l’écran.
Q : Dans beaucoup de films d’action et d’horreur, il y a une histoire d’amour. Là, on a une relation frère-sœur. En quoi jouer le rôle d’un frère est plus intéressant que celui d’un homme amoureux ?
WM : (hésitation) C’est une bonne question. C’est une bonne question. Je pense qu’il y a un côté protecteur, ce n’est pas qu’il n’y ait pas un côté protecteur dans une relation amoureuse, quand les zombies arrivent et que les balles volent. Mais, pour moi, avec Claire autour, c’était une occasion de montrer un côté plus protecteur, plus tendre de mon personnage, qu’on n’aurait pas vu autrement car ce Chris Redfield a déjà parcouru un bon bout de chemin par rapport à ce qu’il était dans le premier jeu vidéo, par exemple. Mon impression sur ce personnage est qu’il était encore innocent, propre sur lui, joyeux, fougueux. Ce n’est pas ce Chris Redfield. Beaucoup de choses se sont passées, il a changé. Il est plus sombre, plus à vif. Avec Claire proche de lui, c’est une occasion d’ajouter d’autres dimensions qui ne sont pas, vous savez si c’était une histoire d’amour, la romance serait mise en valeur. Le fait qu’il y ait un lien familial, quelqu’un comme une sœur, vous mettez instinctivement votre vie en jeu pour elle. C’est un autre niveau.
Q : C’est un peu comme dans Prison Break, sauf que c’était une relation frère-frère.
WM : En effet. Dans Prison Break, mon but était définitivement de sauver mon frère, mais il pouvait aussi se prendre en main seul. Si vous rencontrez Dominic, vous savez qu’il peut très bien veiller sur lui-même. Le côté intéressant de la relation entre Chris et Claire, ce qui fait avancer l’histoire, c’est que Claire peut clairement se débrouiller toute seule, mais Chris est son grand frère, et d’une certain façon cela l’agace, mais il ne peut pas s’en empêcher, car il est son grand frère.
Q : Pensez-vous que Prison Break puisse devenir un film ? Beaucoup de fans m’ont dit qu’ils aimeraient que ce soit le cas.
WM : Je me demande si cela arrivera ou pas. Ca serait super, humainement parlant, de se réunir avec tous les autres acteurs et de travailler à nouveau ensemble. Mais l’histoire est très complexe. Je ne vois pas comment on pourrait la raconter correctement en deux heures. Je pense que ça serait une arnaque qui laisserait le public insatisfait contrairement à ce que nous avons fait durant 4 ans, qui était très complexe, avec de nombreuses histoires.
Q : Avez-vous été surpris que Prison Break dure pendant 4 ans après la saison 1. Car le concept original était monté comme une superbe saison unique, mais ils ont trouvé un moyen de continuer. Avez-vous été surpris ?
WM : Je pensais que la saison 1 était vraiment spéciale. On se demandait ce qui allait se passer une fois qu’on se serait fait la belle. Nous étions tous concernés par cela. Mais l’histoire de liens familiaux, de sacrifices, la peur d’une conspiration gouvernementale, les forces du mal qui se déverse sur cette bande de pieds nickelés, tous ces éléments de l’histoire pouvaient toucher des gens du monde entier, et l’a clairement fait. La réponse que nous avons eue, surtout à l’international, était très gratifiant.
Q : Les acteurs partageaient-ils l’impatience du public qui avait hâte de savoir ce qui allait se passer dans le prochain épisode à cause du suspense, ils avaient hâte d’être à la semaine suivante. Avez-vous ressenti cela quand vous lisiez les scripts ?
WM : Je l’ai vécu et je ressentais de la sympathie pour le public (rires) En tant que spectateur, je ne supporterais pas d’être soumis à une telle torture, d’avoir une semaine à attendre pour connaitre la suite. Je pense que si j’avais regardé Prison Break, cela aurait été en DVD. Pour voir les épisodes les uns derrière les autres durant tout un weekend où je n’ai rien à faire.
Q : C’est très similaire à Lost.
WM : Oui. C’est ce qu’on m’a dit. C’est ce qu’on m’a dit.
Q : Avez-vous le temps de suivre des séries ou est-ce la façon dont vous consumez votre culture pop en regardant un maximum de choses durant le weekend ?
WM : J’aime bien faire ça. Pour le moment, il n’y a rien dans mon lecteur DVD à part, heu, des émissions de téléréalité, donc
Q : Comme quoi ?
WM : Top Chef et je regarde aussi Work of Art.
Q: J’ai deux ou trois questions. Quel est le dernier film que vous avez vu ?
WM : The Long Hot summer en cassette.
Q: De quoi cela parle? C’est avec qui?
WM : C’est un film avec Paul Newman et Joanne Woodward. C’est un couple classique, on fait difficilement mieux.
Q : Quel est le dernier livre que vous avez lu ?
WM : Je viens d’acheter Little Stranger, mais je ne l’ai pas encore lu. Donc je l’amène partout avec moi pour le lire.
Q : Et le dernier CD que vous avez acheté ?
WM : J’ai téléchargé, qu’est ce que c’était… C’est un vieux standard d’une chanteuse nommée Patti Page, très connu à l’époque.
Q : Vous avez dit que vous n’étiez pas très intéressé par les gadgets utilisés pour faire un film. Vous venez de le prouver en disant que vous regardez des trucs sur un magnétoscope. Le dernier film qu’on m’a envoyé été en cassette, donc j’ai du aller acheter un magnétoscope. Donc, vous écoutez aussi des cassettes et….
WM : (rires) Non, ce n’est pas à ce point.
Q : Alors pourquoi une cassette vidéo ?
WM : C’est la seule copie que j’ai pu trouvée. Il n’existe pas en DVD.
Q : Vous avez toujours un magnétoscope ?
WM : Oui.
Journaliste : il fonctionne encore.
Rires.
WM : Exactement. Bonne chance pour le remplacer.
Q : Question sur le Comic-con et les super héros mais à peine audible.
WM : Non. Je parlais de super héros avec mon agent l’autre jour et elle parlait de ce genre de changement dans l’industrie du cinéma et le nouvel enthousiasme pour les super héros. Vous savez, vu un temps, le gars responsable des super héros dans une grande agence, se tenait au fond de la pièce lors des réunions. Maintenant, il est au premier rang. Il est facile de comprendre pourquoi. C’est une mythologie très riche. Comme je le disais précédemment, qui balance effets spéciaux et les personnages et les besoins des gens de s’évader de leur vie, de vivre par procuration à travers quelqu’un auquel ils peuvent s’identifier à l’écran, se retrouver dans des situations extraordinaires. On ne peut pas nier l’attrait de la Science-fiction.
Q : Vous vous verriez incarner un héros en costume ?
WM : Tout à fait. Certainement plus que quelqu’un enfermé dans un masque, dans une prothèse. J’ai eu ma part de maquillage sur Prison Break lors de l’application complète du tatouage, donc, oui, je préfère porter un masque et une cape.
Q : Vous passiez combien de temps au maquillage pour cela ?
WM : Quand on l’appliquait en entier, cela prenait 4 heures. 4 heures pour le mettre et une heure pour le retirer avec un savon spécial.
Q : Et combien de fois deviez vous subir tout le processus ?
WM : Une fois par épisode, puis nous tournions toutes les scènes où apparaissait le tatouage ce jour-là car il s’abimait presque immédiatement.
Q : Et dans la saison 2, il faisait chaud et vous portiez des manches longues.
WM : A Dallas au mois de juillet et il faisait 40°C. Je devais vendre le fait que je portais toujours le tatouage. Dans la saison 4, j’ai obligé les scénaristes à se débarrasser du tatouage. (rires) Ce fut une étape dans la logique de l’histoire, une suspension, ce n’était pas très logique, un peu incroyable la façon dont mon personnage se débarrasse de son tatouage en une longue fois. Je ne sais pas combien de temps je reste assis, mais cela semble une heure ou deux. Mais c’était nécessaire pour moi, un pour changer de garde-robe et deux pour déboutonner mon col, dans tous les sens du terme pour la première fois en 4 ans tout en respectant l’évolution de mon personnage.
Q : Cela vous donnait des problèmes de peau de le porter aussi longtemps ?
WM : Non, cela a aidé de le retirer aussi rapidement. Une nuit ou deux, je l’ai gardé pour dormir et j’ai du m’enduire de talc sinon il collait aux draps. C’était comme porter du papier tue-mouche, ça donnait la même impression.
Q : Aimeriez-vous tenir le rôle principal dans une comédie romantique ou un drame, ou le genre de film que vous avez du voir en grandissant, où vous porteriez un costume, peut être pas une cape, un costume d’épique?
WM : Absolument. Je suis prêt à explorer tous les genres si les opportunités se présentent. Dernièrement, j’ai vu « Please Give » au cinéma qui est un petit film étonnant, bien pensé tant pour les dialogues que pour les situations, qui malheureusement n’a pas eu autant de couvertures médiatiques que les films spectaculaires à gros budget qui ne valent pas le prix du ticket. J’aimerais tourner dans un film comme cela où les personnages sont bien menés.
Q : Vous pensez qu’avec Prison Break et maintenant Resident Evil, on vous enferme dans le rôle du type, genre prisonnier ou qui combat les Aliens ?
WM : Vous seriez étonnés par le nombre de scripts qui tournent qui parlent de prison
(rires) Et je les ai tous lus ! Des films où mon personnage était en prison, ou allait en prison ou il y avait peut-être un tatouage, ou il faisait des origamis en cachette. C’est incroyable l’étiquette qu’on met à un acteur après 4 ans à la TV. Mais quand j’ai dit « oui » à Resident Evil, il y avait quelque chose d’amusant et un clin d’œil dans le contexte. Les fans de Prison Break qui vont regarder ce film, vont être amusés. Si vous ne me connaissez pas grâce à Prison Break, ça sera du business courant.
Q : Vous avez une scène de combat dans le film ?
WM : Oui, il y a une fantastique scène à la fin du film entre Claire, Chris et Wesker qui est directement inspirée du jeu vidéo. On s’est beaucoup amusé à la chorégraphier et à la tourner car trois personnages sont à montrer en même temps.
Q : Les vampires et le superficiel sont à la mode – pas le superficiel – le surnaturel. Quelle est votre position sur cet engouement pour les vampires ?
WM : Il y a quelque chose de très classique à propos de ces monstres. Ils nous parlent d’un côté, nous pouvons les rationaliser et d’un autre côté, on ne peut pas. Les zombies sont, particulièrement pour moi, sont une masse de l’enfer, qu’on ne peut pas rationaliser, qu’on ne peut pas prévoir. Ils viennent vous chercher et cela fait appel à vos peurs d’enfant quand vous ne pouviez pas vous empêcher de regarder sous le lit. L’idée d’être entouré de ces fous parle à nos plus grandes peurs. Il y a quelque chose d’effrayant à voir cela à la TV et dans les films.
Q : Super. Désolé à nouveau, Milla n’était pas dans la pièce, elle donnait une interview malheureusement.
Traduit et adapté de l’anglais par Zabou. Toute reproduction même partielle est strictement interdite.
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