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 Loft (2014)
 Rôle : Luke Seacord
 Début du tournage: 6 juin 2011
 Genre:thriller
 Sortie US :29 août 2014
 Sortie FR :???
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Wentworth Miller élu personnalité de l'année / Newsmaker of the Year
[ English version ] | catégorie(s): News | posté le 13 Nov 2013 par soraya
Wentworth Miller a été élu personnalité de l'année 2013 par le magazine Out100! L’acteur vedette de la série Prison Break a décidé d’assumer sa récente prise de position, révélant au monde entier quelques détails intimes de sa vie privée, en évoquant sans détour les tribulations qu’il a pu rencontrer, dans ce qui ressemble à un véritable parcours du combattant.


Fin août 2013, le comédien Wentworth Miller confirmait au monde entier les rumeurs qu’il avait longtemps éludé au sujet de son orientation sexuelle. Plus qu’un coming out, c’est une renaissance pour l’acteur phare de Prison Break, qui est passé par de lourdes épreuves avant de pouvoir parvenir à s’accepter. Aujourd’hui, Michael Scofield fait la Une du magazine Out, pour l’édition de décembre, dans lequel il revient sur son expérience et ses difficultés.

"Je me souviens d’avoir ressenti de lourds sentiments de honte après avoir tenté de me suicider, confesse l’acteur aux yeux vairons, comme si j’avais trébuché jusqu’à échouer à l’examen de la vie. Que j’étais endommagé à vie." Conscient de la portée que sa prise de position peut avoir sur le public, Wentworth Miller ajoute : "Ce que je dirais à la jeune version de moi-même, comme à tous ceux qui pourraient emprunter le même chemin, c’est de moins se préoccuper de l’idée d’avoir presque mis un terme à sa vie, mais plutôt de se concentrer sur le fait d’avoir survécu. D’être encore là pour le raconter. Et de le faire."

Et d’ajouter : "Ce qu’on voit comme des cicatrices sont en réalité des médailles. Des badges d’honneur, attestant de ce petit quelque chose en nous qui est déterminé, tenace et endurant."

Après la fin de Prison Break, Wentworth Miller est notamment apparu dans Resident Evil, avant de se mettre à l’écriture du scénario de Stoker. Il a également fait quelques apparitions dans des séries télé.

Nous avons également ajouté un nouveau Photoshoot à la galerie. ce dernier a été réalisé par Danielle Levitt le 7 octobre 2013 à Los Angeles:





Source: http://www.premiere.fr


Wentworth donne une conférence aux étudiants de UCLA
[ English version ] | catégorie(s): Event | posté le 07 Nov 2013 par soraya
Wentworth Miller ne s'arrête plus! Après avoir donné une conférence il y a 2 mois à Seattle, voilà qu'il remet le couvert à la célèbre université de Los Angeles (UCLA).

Nous n'avons pas encore tous les détails mais, nous avons les premières images et vidéos:




Wentworth Miller UCLA 06-11-2013


Wentworth Miller UCLA 06-11-2013 par wentworthearlmiller


Wentworth Miller UCLA 06-11-2013 par wentworthearlmiller


Source: http://twitter.com & http://instagram.com


Par ailleurs, nous avons rajouté un Photoshoot dans la galerie. Wentworth a posé pour l'association Humain Rights Campaign afin de protester contre la loi anti LGBT en Russie:



Source: http://www.hrc.org


Pour finir cet article, pensez à voter pour dire à Wentworth que vous le soutenez:

Petition - All fans of Wentworth Miller support him! - GoPetition
Lien:Wentworth a le soutien de ses fans!


The Wentworth Miller The Hot Line Website Forum Team


LE SCENARIO "The Disappointments Rooms” VIENT D’ETRE SIGNE
"The Disappointments Rooms” has been signed
[ English version ] | catégorie(s): News | posté le 02 Nov 2013 par Valou
Après bien des mois de silence sur la carrière de Wentworth, voici qu’enfin son nom revient sur le devant de scène avec une formidable nouvelle.

Le magazine "The Hollywood Reporter" a annoncé que le réalisateur D.J. Caruso (Taking Lives , Two for the Money , Disturbia , Eagle Eye et I Am Number Four) vient de signer pour diriger le thriller supernaturel écrit par Wentworth : "The Disappointments Room". Le film sera produit par Geyer Kosinski de Media Talent Group et Mark Damon de Foresight Unlimited.


Pour rappel, The Disappointments Room raconte l’histoire d’une mère qui emménage dans un manoir situé dans une ville maritime et qui fera la découverte d’une porte bien spéciale… et la connaissance d’une jeune revenante.

On annonce déjà la date du 3 Février 2014 pour le début du tournage qui aurait lieu à Greensboro, en Caroline du Nord.

L’actrice Kate Beckinsale serait en négociations pour tenir le rôle principal de la mère de famille. Cette même actrice avait joué dans Underworld, film dans lequel Wentworth avait déjà un petit rôle, de la même manière que Nicole Kidman, l’une des actrices principales de Stoker avait joué à ses cotés dans The Humain Stain. Hasard ou pas, les coïncidences sont parfois étranges.


source : http://www.hollywoodreporter.com


Wentworth partage une expérience vécue avec ManKind Project
Wentworth shared a personal story with ManKind Project
[ English version ] | catégorie(s): News | posté le 29 Sep 2013 par Valou
Il y a quelques mois, Wentworth a rejoint l’organisme de formation ManKind Project (MKP), dont 43 centres interdépendants sont répartis dans plus de huit pays, sur quatre continents.
Cet organisme à but non lucratif a pour objectif de "soutenir les hommes à mener une vie utile par l’intégrité, l'imputabilité, la responsabilité et la maturité émotionnelle."

Cette formation d'un week-end est conçue comme un rituel d'initiation masculine définie en trois phases : La descente, l’épreuve et le retour. Les participants remettent tous leurs appareils électroniques et leurs bijoux pour le week-end. Cela a pour but d’éliminer le « bruit de la vie d'un homme », qui sépare l'homme « de ce avec quoi il est confortable » tout en assurant la sécurité de tous les participants. Chaque membre est obligé de signer une charte de confidentialité.
Après la formation, les hommes sont invités à participer à des groupes d'intégration appelés i-groupes. Ces groupes, qui comptent entre 5 et 15 hommes en moyenne, sont autonomes et décident ensemble de la fréquence et du lieu de rencontre.

Suite à un évènement imprévu durant lequel Wentworth a pu mettre en application les préceptes appris chez MKP, il a rédigé un témoignage qu’il leur a envoyé pour diffusion sur leur site. C’est ce témoignage que nous vous livrons ici et sa traduction. Nous avons volontairement gardé sa mise en page assez découpée afin de conserver le rythme et le mode de rédaction de son auteur.


MKP : Récemment, Miller a partagé avec nous une histoire concernant ses changements personnels résultant de son travail avec le Mankind Project.

Snack-bar – Par Wentworth Miller - 22 août 2013


Avril 2013

J’étais assis dans un snack-bar sur Colorado Boulevard l’autre jour, profitant d’un bon petit déjeuner avec une amie (fin de la quarantaine, femme active et mère de trois enfants).

Je dis “matérialisé” car je n’ai pas fait attention à lui lorsqu’il est entré dans le restaurant (bien qu'étant assis face à la porte) ni même pris garde lorsqu’il s’est approché de notre table.

Pourtant il était là. Grand, élancé, de race blanche, habillé d’un T-shirt, de jeans et d’une casquette de camionneur très sale. Il semblait avoir entre 50 et 80 ans et il voulait de l’argent.

“Avez-vous de la monnaie” est tout ce que j’ai entendu avant que je ne me désintéresse de lui et détourne les yeux vers mon amie de l’autre coté de la table. Je sentais que nous pensions tous les deux la même chose : « oh boy, c’est parti ! »

Avant que je ne me lance dans mon discours du genre « désolé mon pote », notre serveuse (fin de la quarantaine, minuscule), se tenait devant notre table et disait au type de ficher le camp. « Vous n’avez pas à être ici / vous ne devez pas déranger nos clients / partez s’il vous plait », etc…

Mais il ne partait pas.

Au lieu de cela, il a aggravé son cas avec notre serveuse, pointant du doigt la croix sur son cou, se préparant à lui passer un savon sur le thème du Christianisme, de la charité et tout le tralala. Mais notre serveuse n’en avait rien à faire. « Vous n’avez pas à être ici / vous ne devez pas déranger nos clients / partez », répéta-t-elle, cette fois le "s'il vous plaît" en moins.

Pendant ce temps, j’étais assis là en silence, me demandant quand ceci serait terminé, attendant la personne responsable de gérer ce genre de chose. Je ne sais pas exactement qui j’envisageais, probablement le manager. Quelqu’un qui serait un homme, âgé et responsable.

Il saurait quoi faire.

Cela chauffe à présent, le SDF et notre serveuse irritée commencent vraiment à s’accrocher, à peine à 30 secondes de passer au niveau supérieur. Mon amie, de l’autre coté de la table est très calme, comme moi, elle attend que cela se termine, que l'ordre soit rétabli.

Et puis, comme je suis assis là, témoin de 2 femmes dans l’inconfort et d’un homme en détresse, il me vient à l’esprit que personne ne va venir. Personne ne va s’en occuper.

C’est moi l’homme. Je suis le seul qui peut s’en occuper.

Et soudain je me lève de la table. Je dis « sortons mon pote. Je te donnerai quelque chose dehors. » et le ton de ma voix n’est pas « Eh co**rd », ou « écoute ça ». C’est juste un fait. Du genre « c’est ce qu’il va se passer ».

Et voilà que le SDF et moi-même marchons ensemble vers la porte. Nous passons la porte et sortons dans la rue. Puis j’ouvre mon portefeuille et je lui donne un billet de 20 dollars.

Et le voilà qui m’enserre.

Je ne sais pas ni ne me souviens comment cela s’est fait, mais tout à coup ses bras sont autour de moi et j’ai droit à une accolade de la part d’un SDF.

Et c’est une accolade du manuel “ManKind Project”. Pas de poignée de main maladroite, pas de tape dans le dos hésitante ou de "restons éloignés/gardons nos distances, ok?". Juste il m’enserre, et après un moment, je l’enserre à mon tour.

Et cela continue durant 20 secondes. 30 secondes. Il parle aussi dans mon épaule. J’entends les mots « vétéran », « Oklahoma » et « mon anniversaire ». Tout le reste est étouffé. Mais j’entends aussi “merci frère”. Il le dit trois fois, peut-être quatre.

Et tandis que je vois quelqu’un passer devant nous et marquer un temps d’arrêt, alors que je continue d’inhaler l’odeur d’un homme qui a passé des années (des décennies ?) dans la rue, je me dis : « oui, c’est mon frère ».

Et puis ça s’est terminé et je lui disais adieu. J’entrais dans le restaurant et me glissais sur la banquette, puant à présent comme le SDF avec une envie de pleurer.

Et pendant que la serveuse ne cessait de m’appeler “héros” puis me grondait pour m’être mis en « danger », je pensais à la masculinité et à la chevalerie et au besoin d’être vu et entendu et que j’étais un homme de 40 ans (bientôt 41) qui était encore en attente du type en charge qui devait se manifester.

Je pensais comment j’aurais géré la situation avant de commencer mon travail avec MKP six mois plus tôt, ce qui aurait probablement ressemblé à moi ne gérant rien du tout. Ou moi empirant les choses. Moi gérant cela en volant la dignité d’un autre homme et la chance d’entrer en contact avec lui.

Et j’ai pensé combien nous étions frères. Nous tous.

Ensuite j’ai levé la tête et remarquais un homme que j’avais connu à MKP, un homme que j’avais vu la veille alors qu’il était assis dans un « i-groupe » (note : ou Groupe d'Intégration MKP), assis avec sa femme dans le restaurant, profitant d’un bon petit déjeuner.

Frères partout, tout autour.


source : http://mankindprojectjournal.org


ETA Wentworth Miller J'ai essayé de me tuer / I Tried to Kill Myself
[ English version ] | catégorie(s): News | posté le 08 Sep 2013 par soraya
Wentworth Miller a essayé à plusieurs reprises de se suicider car il ne supportait pas de garder le secret sur son orientation sexuelle, c'est ce que révèle le le site TMZ.

Miller a révélé son terrible secret lors du dïner de Humain Rights Campaign à Seattle, indiquant que sa première tentative de suicide remontait à  l'époque où il avait 15 ans.

La star de Prison Break indique qu'il a avalé une boite de pilules chez lui, et ce n'était pas un appel au secours car: "on appelle au secours uniquement quand le secours est possible".

Wentworth parle aussi de la torture que représente le fait de travailler à Hollywood en cachant son homosexualité... Expliquant qu'il voulait le rôle de modèle qu'il n'a jamais eu "d'être le quelqu'un d'autre que personne ne fut pour moi".



Traduction faite par Zabou:
Merci... Heu... En tout premier lieu, je voudrais remercier personnellement Humain Rights Campaign pour leur incroyable travail, celui qu'ils ont fait et celui qu'ils continuent de faire... Non seulement ici, dans l'état de Washington, mais dans tout le pays et dans le monde entier, nous savons tous que ce travail est crucial. Il change des vies, il sauve des vies. C'est un honneur et un privilège pour moi d'être ici ce soir, d'être membre de cette communauté.

(Applaudissements)

C'est aussi quelque chose qui m'a surpris. J'avais une relation compliquée avec ce mot "communauté". J'étais lent, oppressé, hésitant, perdu. Pendant de nombreuse années, je ne voulais pas, je ne pouvais pas accepter que ce mot puisse signifier quelque chose pour quelqu'un comme moi, un lien, un support, une force, une chaleur. Cela pour plusieurs raisons. Je ne suis pas né dans ce pays, je n'ai pas grandi dans une religion en particulier, je suis métissé et je suis gay.

(Applaudissements)

Je suis vraiment l'archétype du voisin typique. Il était normal pour moi de me voir comme un individu. Ce fut un challenge de me voir comme la partie d'un tout plus grand. Comme beaucoup d'entre vous ce soir, j'ai grandi dans ce que j'appellerais un mode survie. Quand vous êtes en mode survie, votre objectif est de finir la journée en un seul morceau. Quand vous êtes dans ce mode à 5 ans, à 10 ans, à 15 ans, il n'y pas beaucoup de place pour des mots comme "communauté" et "nous" (exprimé 2 fois car en anglais il y deux mots différents pour dire nous selon que ce mot est sujet ou complément".
Il n'y que de la place pour "moi" et "je". Le mot "nous" ne semblait pas seulement étranger pour moi à 5 ans, à 10 ans, à 15 ans, il sonnait comme un mensonge. Car si "nous" avait réellement existé, s'il y avait réellement quelqu'un dehors qui observe, qui écoute, qui s'inquiète alors j'aurais déjà été sauvé. Ce sentiment d'être unique, différent et seul s'est transposé de mes 20 ans à mes 30 ans.

A 35 ans, j'ai commencé à travailler dans une série télé qui fut un succès non seulement ici, aux Etats-Unis, mais aussi à l'étranger. Par conséquent, durant les quatre ans qui suivirent, j'ai voyagé en Asie, au Moyen Orient, en Europe et un peu partout dans le monde. Durant cette période, j'ai donné des milliers d'interviews. J'ai eu de multiples opportunités d'avouer la vérité, de dire que j'étais gay. Mais j'ai choisi de ne pas le faire. En privé, j'avais fait mon coming out, auprès de ma famille, de mes amis, avec les gens auxquels j'avais appris à faire confiance avec le temps. Mais, professionnellement et publiquement, je ne l'étais pas. Sommé de choisir entre la malhonnéteté et le fait de faire mon coming out, j'ai choisi la première solution. J'ai choisi de mentir, j'ai choisi de sortir de moi-même. Car quand je pensais à la possiblité de faire mon coming out, à l'impact que cela aurait pour moi, sur cette carrière que j'avais mis tant d'années à construire, j'étais pétrifié de peur. De peur et colère. Cette résistance acharnée que j'avais construite au cours de tant d'années. Quand je pensais à ce gamin là-dehors, quelque part, pourrait être inspiré ou ému par le fait que je prenne position, que je dise la vérité, ma réponse mentale était immanquablement :"non, merci". Je pensais:"j'ai passé plus d'une décennie à construire cette carrière, seul, par ma seule force. Et d'un certain point de vue, c'est tout ce que j'ai. Et maintenant, je dois remettre tout cela en cause pour être un modèle pour quelqu'un que je n'ai jamais rencontré, donc je ne suis même pas sûr de l'existence." Cela n'avait pas de sens pour moi. Cela ne résonnait pas en moi.

Et comme beaucoup d'entre vous ce soir, en grandissant, j'étais une cible - parler de la bonne façon, se tenir de la bonne façon, tenir son poignet de la bonne façon. Tous les jours étaient un test et il y avait mille manières d'échouer. Mille manières de se trahir, de ne pas correspondre à ce qui était acceptable, normal selon les standards de quelqu'un d'autre. Et si vous échouiez au test, ce qui est certain, il y a un prix à payer. Un prix émotionnel, psychologique, physique. Et comme beaucoup d'entre vous, j'ai payé ce prix, plus d'une fois, de différentes façons, et j'ai tenté de me suicider.
La première fois que j'ai tenté de me suicider, j'avais 15 ans. J'ai attendu que toute la famille parte en week-end, j'étais seul à la maison et j'ai avalé une boîte de pilules. Je ne me rappelle pas ce qui s'est passé les deux jours suivants, mais je suis quasiment certain que le lundi, j'ai pris le bus pour retourner à l'école comme si de rien n'était. Quand quelqu'un m'a demandé si c'était un appel au secours, j'ai répondu:"non, car je ne l'ai dit à personne. Vous appelez au secours quand vous espérez être aidé et ce n'était pas le cas. Je voulais mourir. Je voulais mourir... à 15 ans." C'est moi seul qui m'a conduit si loin.

En 2011, j'ai pris la décision de prendre du recul avec le métier d'acteur, comme j'ai mis de la distance avec beaucoup de choses que je croyais importantes pour moi. Après avoir renoncé aux scénarii, aux plateaux de cinéma qui me faisaient rêver enfant, après avoir renoncé à ce qui en découle: être épié, scruté, ce qui ne me faisait pas rêver enfant, la seule chose qui me restait était ce avec quoi j'avais commencé: moi tout seul... Et ce n'était pas assez.

En 2013, j'ai rejoint un groupe d'hommes appelé the ManKind Project, qui est un groupe pour tous les hommes. J'ai été initié à la notion effrayante et attirante de "nous", à l'idéal de fraternité et de communauté. C'est à travers cette communauté que je suis devenu un soutien et un membre fier de Human Rights Campaign. C'est par cette communauté que j'en ai plus appris sur les persécutions dont sont victimes mes frères et soeurs de la LGBT en Russie. Il y a quelques semaines, quand j'écrivais ma réponse au festival international du film de St. Petersbourg pour décliner leur invitation, une petite voix irritante dans ma tête répétait que personne ne le remarquerait, que personne ne regarderait ou écouterait ou s'en soucierait. Mais cette fois, enfin, j'ai su que cette voix avait tort. Je me suis dit que même si une seule personne le remarquait, cette lettre dans laquelle je disais la vérité, où j'intègre ma petite histoire dans une histoire plus grande et plus importante, vaut quelque chose. J'ai pensé: "laissez-moi être cet autre que personne ne fut pour moi. Laissez-moi envoyer un message à ce gamin, aux Etats-Unis ou dans un endroit lointain, peut-être quelque part profondément à l'intérieur, un gamin qui est une cible chez lui ou à l'école, que quelqu'un regarde, écoute et s'inquiète. Que "nous" existe, que ce gamin, cet adolescent, cet adulte est aidé. Et qu'il n'est pas seul. Je suis infiniment reconnaissant envers Humain Rights Campaign de m'avoir donné, et à d'autres comme moi, l'opportunité, une plate-forme et un impératif de raconter mon histoire, de continuer envoyer ce message, ce message qui doit être envoyé encore et encore. Jusqu'à ce qu'il soit entendu, relu et adopté. Pas juste ici, dans l'Etat de Washington, pas juste dans tout le pays, mais dans le monde entier, encore et encore au cas où l'on ai oublié quelqu'un. Merci."


source : http://www.tmz.com


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